hamonLe revenu pour tous, voilà la dernière marotte dont s'empare le peuple de gauche autoproclamé belle alliance populaire! Quant au respect des critères de Maastricht afin de favoriser l'intégration européenne? Balivernes ! La menace islamiste et la montée du communautarisme? A d'autres! La mise en place d'une politique d'apprentissage par l'alternance et la libération de l'école de l'emprise des pédagogues ? Que nenni! Toutes ces questions ont à peine été abordées.

Ce premier tour des primaires de la gauche nous enseigne deux choses. En premier lieu, les classes populaires - celles des secteurs industriels sinistrés -  ont boudé les élections de la belle alliance. La gauche ne s'intéresse plus que très médiocrement à leur sort et, lorsqu'elle s'y intéresse, elle n'est plus crédible.  A preuve, le score du candidat Montebourg lequel pourtant promettait de produire français! La belle alliance n'a rien de très populaire.

En second lieu, les électeurs qui accordent encore foi en la belle alliance ont fait un choix édifiant.  La réalité sociale de notre pays est inquiétante, nous en convenons, six millions de personnes n'ont pas d'emplois et l'année 2016 a compté 250 victimes tombées sous les coups du terrorisme islamique. Face à cela, deux attitudes possibles: ou bien corriger le tir par des réformes courageuses (pas forcément populaires) pour sauvegarder et restaurer l'essentiel, ou bien tout révolutionner et inventer un monde nouveau, s'escrimer sur les cas d'école, convoquer les utopies (Nuit debout, le revenu universel, ...) et rêver d'un monde meilleur lequel, quoi qu'on fasse - et c'est l'histoire qui nous l'apprend - aura toujours les inquiétantes allures des lendemains qui chantent (Hegel). 

En portant en tête de scrutin le duo Hamon-Montebourg, les électeurs des primaires de la gauche ont pourtant fait ce choix, celui de la table rase, celui qui jette le bébé avec l'eau du bain au lieu de rechercher des accomodements raisonnables. Ces électeurs n'ont rien appris de l'histoire, cinq années d'attermoiments hollandiens ne leur ont pas ouvert les yeux, ils préfèrent la fronde, l'ombre au lieu de la proie. Et leur attitude révèle beaucoup d'immaturité politique.

Que leur nombre ait diminué par rapport de  2011 constitue peut-être la seule lueur d'espoir que portent ces primaires!