L'Ampoule HS 2 (ill

Plaisir et fierté de voir la nouvelle « Nocturne », figurer au sommaire du second Hors-série de la revue l'AMPOULE, disponible en décembre 2017. La revue est publiée par les éditions de l'ABAT-JOUR, sises à Bordeaux. 

La parution de ce second Hors-série sera marquée par une présentation-lecture à la bien-nommée librairie OLYMPIQUE, sise Place des Chartrons, à Bordeaux. 

Toute ma reconnaissance aux fondateurs de la revue et des éditions, Marianne Desroziers et Franck Joannic, pour la haute tenue de leur travail. 

 

Les premières lignes de la nouvelle :

 

« L’événement se produisit un matin de juin. Grégoire venait de se réveiller et Lisa dormait encore. Les paupières entrouvertes, il se mit en quête de ses repères familiers, le pied du lit, la masse sombre de la porte de la chambre ou encore la grande tache lumineuse de la fenêtre, mais, à sa grande surprise, son regard ne rencontra qu’obscurité épaisse. Il frotta ses paupières et insista, sans plus de résultat, et il ne sut quoi en penser. Il était aussi désorienté qu’un malvoyant qui ne retrouve pas sur son chevet un objet posé la veille au soir. Le pied du lit se dérobait, ainsi que le contour des meubles, la porte de la chambre ou encore les coins du plafond, et Grégoire finit par se demander, quelle heure peut-il bien être ? 

Quatre heures, supposa-t-il, quatre heures et demie tout au plus, mais plusieurs indices contredisaient cette hypothèse. En premier lieu, nulle fatigue ne l’engourdissait. Il ne sortait pas d’une de ces nuits d’insomnie qui vous tiennent sur le qui-vive jusqu’aux premières heures du jour. Il avait dormi son saoul, selon l’expression de Lisa. En second lieu, de la rue montait un grondement sourd et continu dont l’origine ne faisait aucun doute, c’était le grondement des voitures qui circulaient déjà par dizaines. Elles freinaient à l’approche des feux. Elles accéléraient. Elles trépignaient. Elles faisaient un boucan qui n’avait rien à envier à celui des heures de pointe. À quatre heures du matin, jamais les voitures ne circulent en aussi grand nombre. Il en passe une de temps à autre, surtout dans la rue où ils habitent. 

Il voulut cependant en avoir le cœur net et tâtonna à la recherche de son réveil. Il s’y reprit à deux fois, mais celui-ci indiquait bel et bien sept heures. Les chiffres phosphorescents dessinaient une circonférence parfaite sur laquelle l’aiguille des heures désignait le chiffre sept et la grande aiguille errait aux alentours du chiffre douze. La trotteuse quant à elle progressait par petits sauts narquois. Il était sept heures, pas une de moins ! »

 

LIENS: 

éditions de l'Abat-jour : http://www.editionsdelabatjour.com/

Ampoule HS2 : http://www.editionsdelabatjour.com/2017/11/l-ampoule-hors-serie-n-2.html