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Le gouvernement envisage de privatiser la Française des jeux, après avoir privatisé (vendu) les sociétés d’autoroute, plusieurs ports et aéroports, d’importants patrimoines de la République, et d’aucuns continuent de s’en étonner. Le gouvernement, pourtant, se conforme à la feuille de route dont il a (croit avoir) reçu le mandat. Il administre le déficit sans cesse croissant de l’État en recourant tantôt à l’emprunt, tantôt à des privatisations. Comme il n’y a pas de perspectives de réduction du déficit public, il n’y en a pas non plus en ce qui concerne les privatisations. Il faut dire qu’il n’y a pas, au gouvernement, d’hommes d’État capables de tenir un discours de vérité au pays (et lorsqu’il s’en trouve un, l’opinion publique ne veut pas l'écouter, encore moins lui donner un mandat). Le pays est aux mains de techniciens qui ont un vernis de culture, d’efficaces techniques de communication, quelques notions d’économie, de management et de gouvernance, qui découvrent les réalités du pays au fur et à mesure qu’elles se manifestent sous forme de crises (les Gilets Jaunes, le malaise des services d’urgences hospitaliers, la radicalisation au sein des services publics…) qu'ils gèrent à la petite semaine, et qui n’hésitent pas à faire taire les revendications à grands coups de force. TKT !