07 juillet 2011

George Flipo : «Qui comme Ulysse»

Je crois que G Flipo est un voyageur et qu’il aime plus particulièrement l’Amérique du Sud et l’Asie d’extrême Orient. Je crois aussi que G Flipo aime raconter des histoires, se raconter des histoires, nous raconter des histoires. Je crois que G Flipo s’intéresse à la façon dont on passe d’une suite en apparence incohérente d’événements, d’une chronologie en somme, à quelque chose qui ressemble à une histoire, à la façon dont les lignes de force, invisibles, ordonnent le foisonnement des événements en cohérence d’histoire. Ce lieu... [Lire la suite]
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06 juillet 2011

"Un amant de fortune" de Nadine Gordimer

   Nadine Gordimer, Un amant de fortune (En anglais : The pickup) Depuis dix ans déjà Nadine Gordimer était distinguée par le prix Nobel de littérature (1991) lorsqu’elle publia «The pickup». Nadine Gordimer est née en 1923, en Afrique du Sud, dans un milieu aisé, de culture juive et de religion catholique. Elle ne quitta jamais son pays, prit fait et cause pour le combat de Nelson Mandela et devint le témoin intransigeant des contradictions et des bouleversements à l’œuvre dans son pays. «The pickup» répond à cette... [Lire la suite]
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22 mai 2011

Midnight in Paris, un film de Woody Allen

Dans le conte des frères Grimm (Aschenputtel), minuit est l’heure où le rêve de Cendrillon se dissipe, où le carrosse redevient citrouille, la chaussure de vair galoche élimée, la robe d’organdi guenille déchirée. A l’inverse, dans le dernier film de Woody Allen, c’est à minuit que Gil, jeune écrivain en panne d’inspiration, grimpe à bord d’une Talbot à l’habitacle en forme de calèche, à destination d’un café parisien des années 20, à l’intérieur duquel une certaine Zelda impose ses caprices à un certain Scott Fitzgerald lequel prend... [Lire la suite]
02 mai 2011

L’homme qui regarde, d’Alberto Moravia

    (extraits chapitre 8) Tel est donc le souvenir qui me revient soudain, nettement, parfaitement organisé, avec toutes ses couleurs et tous ses mouvements, tandis que je regarde mon père qui dort. Alors, avec la sensation de faire une importante découverte, je me rappelle tout à coup qu’il y a quelques jours Sylvia, au restaurant chinois, pour justifier son «béguin» a dit d’elle-même que ce n’était pas une Vierge, comme je m’obstinais à la considérer, mais une salope. Or le mot «salope« est exactement celui que ma père,... [Lire la suite]
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12 mars 2011

Alberto Moravia – L’ennui

« Donc, aussi loin que ma mémoire remonte au long des années, je me rappelle avoir toujours souffert de l’ennui. Mais il faut s’entendre sur ce terme. Pour beaucoup de gens, l’ennui est le contraire de l’amusement et l’amusement est distraction, oubli. Mais pour moi, l’ennui n’est pas le contraire du divertissement; je pourrais même dire que sous certains aspects il ressemble au divertissement en ce qu’il provoque justement distraction et oubli, d’un genre évidemment très particulier. L’ennui pour moi est véritablement une sorte... [Lire la suite]
12 janvier 2011

L’indignation de Stéphane Hessel

Ce petit livre (« Indignez-vous »), petit non par son retentissement mais par son volume, que je n’ai pas lu (et que je n’ai pas envie de lire, je m’en expliquerai, mais qu’il m’est désormais impossible d’ignorer tant la sphère médiatique en bruisse, en buzze), ce petit livre, donc, me met dans un certain embarras. Embarras, parce que Stéphane Hessel est un monsieur éminemment sympathique à qui les épreuves vécues pendant la guerre confèrent une indéniable légitimité. Il a par ailleurs parfaitement le droit de clamer son indignation... [Lire la suite]
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19 octobre 2010

Nicolas Ancion

« Je me suis senti sale, je me suis senti seul, peut-être même que j’ai compris que j’étais pauvre. » (Tête de turc) «au milieu de l’animal, un nez crochu comme une pince de crustacé et deux yeux minuscules, retranchés au fond d’un entonnoir de rides » (Pascal et ses pensées) « Il était sept heures trente à peu près, j’avais la gueule comme une enclume et une haleine de poissonnier par temps de canicule » (Moi je dis qu’il y a une justice) « La plus belle lettre de ma vie. Je peux pas vous dire les mots qu’il y avait... [Lire la suite]
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21 septembre 2010

Le mépris - Alberto Moravia

De quoi est-il question dans Le mépris ? De la soudaine distance, teintée de mépris, qu’Emilia témoigne à son mari Riccardo après deux années d'un mariage donné comme heureux. Pour être précis, Le mépris évoque les tentatives, vaines, faites par le narrateur Riccardo pour comprendre et conjurer la soudaine distance que lui témoigne sa femme Emilia. Des pensées d’Emilia et de celles des autres protagonistes, nous ne savons rien sauf ce qu'en suppose le narrateur. Car le roman prend la forme d'une longue confession au cours de... [Lire la suite]
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21 août 2010

Dans le silence d'un père (Liliane Malenfant)

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22 janvier 2010

LETTRE D'UNE INCONNUE (Stefan Zweig)

  Ce petit livre a tout du chef d’œuvre. Les trois canons de la tragédie classique sont respectés : unités de lieu, de temps et d’action. L’auteur s’efface en totalité derrière le narrateur, un écrivain viennois, riche et dandy, lequel prend connaissance de la longue lettre que lui adresse une inconnue. Le récit se compose à la fois de l'écriture de cette lettre, mais aussi de sa lecture, par un destinataire que l’on écoute presque lire à haute voix. Récit en deux temps, passé (celui de l'écriture) et présent (celui de la... [Lire la suite]
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