De beaux jours nous attendent encore, mais déjà le ciel lointain s’assombrit. Les exploits londoniens de nos athlètes sont encore dans toutes les pupilles tandis que les peaux se remettent des UV de la lumière d’aout. Les écoliers attendent mardi prochain avec une feinte impatience tandis que les mères ne cessent de refaire l’inventaire des cartables. La Nouvelle Orléans résiste mieux à cette canaille d’Isaac qu’à la fourbe Catarina, ce qui prouve que les femmes, quand elles s’y mettent …

Bernard Thibault fixe le début des hostilités au 9 octobre, moins pour impressionner le président normal que pour occuper le terrain face à Mélanchon. Jean-Marc Ayrault inaugure l’université du MEDEF où il feint d’ignorer les rodomontades adressées à Peugeot en juillet dernier. Les participants applaudissent, ils sont bien élevés. Tel Paul sur le chemin de Damas, l’auteur des rodomontades s’est récemment converti à la mondialisation et à l’enchantement nucléaire. Dans tous les cocktails parisiens Cécile Duflot explique qu’EELV a sa identité propre mais qu’il vaut mieux être au gouvernement qu’à cueillir des nèfles. Mosco le chauve multiplie les interviews tandis que les mandarins de Bercy s’arrachent les cheveux pour trouver les 35 milliards de Claude Migoud, sans rogner le pouvoir d’achat ni prélever trop d’impôts, ni refroidir l’ardeur des entreprises (sauf Peugeot) ni décourager Johnny de redonner un concert à Bercy. 

Benzema apprend deux strophes de la Marseillaise qu’il s’empresse d’oublier pour taper dans un ballon à Manchester, tandis qu’à Marseille les bastons font des bruits de Kalach.

BHL a trouvé un nouveau méchant en Syrie et Fabius lance une fatwa contre lui. Mohamed Mehra n’a jamais existé et celui qui parle de Breivik est excommunié tandis que Singermindépré fredonne la laïcité. A Berlin, Angela dit, ach’ diese Franzosen, et prépare pour les grecs un plan B, avec une traduction française.

Au MEDEF les patrons disent, c’est tout ? Mélanchon et Eva Joly s’arrachent les cheveux parce que François l’immobile fait du surplace. François Fillon et JF Copé s’arrachent les cheveux parce que François l’immobile fait du surplace, vu sous un autre angle. Valérie agite la boîte à tweet pour cause d’impopularité tandis que Ségolène cherche une cause à sa mesure.

Dans les chaumières, les mères de famille couvent des yeux leur progéniture mais s’arrachent les cheveux pour un été de plus scotché aux vidéos, un été normal.