blog de roland goeller

09 février 2019

Tomi UNGERER, Requiescat

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès de notre compatriote alsacien, dessinateur, artiste, weltberühmt et germanophile, Tomi Ungerer, à l'âge vénérable de 88 ans... 

 

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14 janvier 2019

Leurs enfants après eux - Goncourt 2018 - note de lecture

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« Putain.

Le cousin se redressa.

-Tu saoules.

-On s’emmerde, sérieux. Tous les jours à rien foutre. » (p16)

Des adolescents évoluent dans un monde d’ennui, d’alcool, drogue,  mobylettes, larcins, bastons, drague… sur fond de friche industrielle irréversible, avec des vieux qui, d’emblée, sont « des cons », peut-être d’avoir perdu leurs petits emplois à vie au profit de stages de reconversion et de CDD faméliques. L’intrigue de Leurs enfants après eux se tisse autour de la rivalité de deux adolescents, issus de deux communautés différentes qui se calculent : Antony et Hocine. Le vol, par le second, de la moto du premier, noue la vendetta qui tient ce roman comme un fil rouge et précipite le drame des vieux, lesquels connaitront humiliation, honte, divorce et noyade, sur fond de bibine qui déborde jusque dans les caniveaux.  

Nicolas Mathieu a construit son roman autour de quelques scènes qui se déroulent sur quatre périodes, 1992, 1994, 1996, 1998. La teuf à l’issue de laquelle la moto est volée, la distribution de la came par Hocine et sa bande, la démarche de la mère d’Anthony auprès du père de Hocine… Scènes sur lesquelles, de sa voix off, il superpose de longs commentaires, pour permettre au lecteur de comprendre ce qu’il y a à comprendre, parce que, peut-être, les personnages et leurs répliques lapidaires ne sont en mesure de le faire eux-mêmes. 

« Des mômes qui jouent avec les frondes. Ils sont complètement à la masse. Ils se canardent avec desbilles en acier.C’est une vraie passoire là-dedans. Tout va s’écrouler un beau jour » (p87), commente le Grand, auprès de qui Antony et son cousin sont venus demander conseil. Mais le Grand est bien incapable de narrer l’histoire des hauts-fourneaux, de leur grandeur et de leur déclin. C’est l’auteur qui s’en charge lui-même, un peu à la manière de Zola : « Antony la connaissait bien cette histoire. On la lui avait racontée toute l’enfance. Sous le gueulard, la terre se muait en fonte à 1800°C… Elle avait sifflé, gémit et brulé, leur usine, pendant six générations, même la nuit. Une interruption aurait coûté les yeux de la tête, il valait encore mieux arracher les hommes à leurs lits et à leurs femmes. Et, pour finir, il ne restait que ça, des silhouettes rousses, un mur d’enceinte, une grille fermée par un petit cadenas… »

Et ainsi file le roman, d’embrouille en traquenard, d’année en année, avec les mêmes et on recommence, tandis que les notables cherchent à opérer des reconversions qui ne trompent personne. Suivrait-on toutes ces péripéties si, non sans une habileté digne d’un polar, l’auteur n’avait su les distiller au compte-goutte, en prenant soin de reporter le fin mot d’une scène aux chapitres suivants ? D’histoire, du reste, il n’y en a pas qu’une seule. Il y a celle d’Antony, celle d’Hocine, mais aussi celle du père et de la mère d’Antony, emmêlées tels les brins d’une tresse. Il y a aussi le cousin (sans prénom) qui réapparait quand on ne l’attend plus, sans parler de Steph – Stéphanie – l’inaccessible blonde bourge qu’Antony finira par baiser – du moins s’en convainc-t-il. Les fils qui s’entremêlent produisent d’intéressants rebondissements et offrent à l’auteur d’inestimables lieux de parole pour nous expliquer le désenchantement du monde. Le roman se termine avec la Coupe du monde de football de 1998, et l’équipe de France parvenue en demi-finale instaure une éphémère épiphanie où, en trinquant ensemble, les uns et les autres semblent disposer à oublier leurs vieilles querelles. 

Le désenchantement fait recette, telle une signature, une lettre de noblesse, du regard post-moderne. Un Balzac, un Hugo, un hussard… auraient regardé autre chose. Nicolas Mathieu a le droit de regarder le désenchantement, de le raconter, de le dénoncer. Peut-être, romancier, aurait-il dû laisser plus souvent la parole à ses personnages, au lieu de les convoquer pour illustrer son propos. Car, passées 400 pages, le lecteur est en droit de s’étonner. Quoi ? Il n’y a donc, dans ces vies, rien qui ne vibre, qui ne parvienne à une élévation ? Les existences sont-elles soumises, seulement, à la désindustrialisation (limitée à l’hexagone sans que, curieusement, Nicolas Mathieu ne se pose des questions) et au métronome médiatique qui, tous les quatre ans, leur offre un simulacre d’extase ponctué d’hectolitres de bière pissée contre les murs ? Le désenchantement est-il la conséquence des seuls cycles économiques qui font naître, croître et s’éteindre des hauts-fourneaux ? La panne de l’ascenseur social, avérée, réelle, n’est-elle pas aussi, pour beaucoup, la conséquence d’autres phénomènes. Lesquels ? Nicolas Mathieu ne l’évoque pas. Il confine les personnages dans leur médiocrité dont ils se sauvent à coups de canettes de bière et d'accélérations de leurs motos trafiquées. Il oublie (ou feint d’oublier) que parfois, plus souvent qu’il ne croit, nait une vocation à la lecture d’un livre, à la fréquentation d’un maître, à la pratique assidue d’un instrument de musique, à la naissance d’un enfant qui ne soit pas un crevard de plus… (mais, pour cela, il faut peut-être croire en quelque chose)

Cependant, le désenchantement est-il celui du monde (des années 90 et, par extension, du nôtre) ou, à l’inverse, celui de Nicolas Mathieu, qui porte un regard gris sur un monde (où les vies sont déterminées avant tout par renoncement) ?  En distinguant ce roman, les Goncourt ont donné leur propre réponse à cette question.  

« A l’aplomb du soleil, les eaux du lac avaient des lourdeurs de pétrole. » (p13) Certes ! Mais aussi, « la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. » (René Char)

 

 

Nicolas MATHIEU, Leurs enfants après eux, ACTES SUD, Goncourt 2108

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16 décembre 2018

Une lecture à la librairie Olympique

Vendredi soir, 14 décembre 2018, en la librairie Olympique (un antre de livres dont seul Jean-Paul Brussac, libraire, connait les arcanes), à Bordeaux, j'ai eu le plaisir de lire (à trois hautes voix) la nouvelle de Marianne Desroziers (Y-a-t-il des crocodiles dans les mers du Sud?), puis la mienne (La revanche des hibiscus), lors de la soirée de présentation du Numéro hors-série 4, de la bien-nommée revue Ampoule...

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L'Ampoule HS n°4

 

lien : http://www.editionsdelabatjour.com/pages/LAmpoule_revue_numerique-3910934.html

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02 décembre 2018

En dédicace, le jeudi 13 décembre 2018, de 14h à 18h, à CULTURA, 33130 Bègles

Envie d'un livre dédicacé, 

Envie d'offrir un livre dédicacé, 

 

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Je serai présent le jeudi 13 décembre,

de 14h à 18h,

au grand CULTURA, 33130 Bègles,

pour vous y accueillir.

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27 novembre 2018

Deux REQUIEM à l'église Sainte-Marie de la Bastide

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Je suis très fier (et heureux) d'avoir compté parmi les choristes (registre des basses) de la chorale Créch'endo, de Bègles, laquelle, en compagnie de la chorale Entre-Deux-Airs et de l'ensemble instrumental de Bordeaux, sous la direction (inspirée)de Mme Elizabeth Pétillot (musicienne, chef de choeur et cantatrice) a interprété, en l'Eglise Sainte-Marie de la Bastide, à Bordeaux, hier, le 25 novembre 2018, malgré le froid, en la présence chaleureuse d'un public de quelques deux-cents personnes, attentives et comblées, ... le très délicat REQUIEM de PUCCINI et le très majestueux REQUIEM de FAURE...


20 novembre 2018

« La révolte des hibiscus », nouvelle au sommaire de la revue L'AMPOULE, hors série n°4

La nouvelle m'est venue à la suite d'un accident domestique. C'était en automne et je procédais à la taille des hibiscus de mon jardin. Me croyant invincible, je ne pris pas de précautions particulières, ni gants, ni lunettes de sécurité. Ainsi, je taillais gaillardement lorsqu'une branche un peu plus longue vint me fouetter le visage. Je me mis à frotter mon oeil tout en me disant, ce n'est rien. Deux heures plus tard, l'ophtamologiste du service des Urgences me demanda :« Comment vous avez fait ça ? » ...

L'Ampoule HS n°4

Edito L'Ampoule HS n°4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire L'Ampoule HS n°4

Un extrait : « Lorsqu’il ne taillait pas les hibiscus ou ne cuisinait pas, le tailleur écrivait des nouvelles. Il songea à celle qui était en cours. Comment en retrouverait-il le texte désormais, dissimulé dans une arborescence de son ordinateur, et comment en écrirait-il la suite ? Il ne pouvait envisager d’attendre de retrouver l’usage de ses yeux, cela prendrait trop de temps. Il ne pouvait non plus soulever le bandeau. Il avait besoin de son texte, en intégralité, mais celui-ciétait sous une forme virtuelle, à la merci de la moindre erreur de manipulation. L’ophtalmologiste n’avait formulé aucune recommandation sur ce point, comme si les patients qui venaient la consulter n’avaient que très vaguement besoin de leurs yeux, ou alors pour des choses anecdotiques. À qui demander ? Le tailleur ne manquait pas de voisins et pourrait recourir à leurs bons offices pour l’approvisionner en pain et enproduits de première nécessité — ils s’en chargeraient volontiers. Quant à parcourir les dossiers et fichiers de son ordinateur... De surcroît, à quoi l’avancerait une impression? À la réflexion, il n’avait d’autre solution que d’apprendre le texte par cœur et de se souvenir de chaque ajout fait par la suite. Il en allait de ses nouvelles comme des ustensiles decuisine. Les meubles, armoires, placards et appliques murales tenaient lieu de paragraphes. Leurs positions respectives répondaient à unfil conducteur. L’emplacement de la vaisselle, des couverts, àl’ordre des phrases, et ces derniers aux éléments constitutifs —adjectifs, adverbes, propositions subordonnées, renvois. Les yeux fermés, il fallait savoir où, dans la cuisine, se trouvait chaque chose. De même, il lui faudrait se rappeler avec précision comment les paragraphes s’enchaînaient... sans parler de la ponctuation. »

La "présentation"  de la revue aura lieu le :

14 décembre 2018, 19h, à la librairie Olympique, 33000 Bordeaux

Informations concernant la Revue L'AMPOULE et où la trouver : 

http://www.editionsdelabatjour.com/qui-sommes-nous.html

Infomations concernant les éditions de l'ABAT-JOUR : 

http://www.editionsdelabatjour.com

 

 

23 octobre 2018

Un centenaire dans l'insignifiance ?

L'année 2018 arrive presque à son terme et la mémoire de la Première Guerre mondiale, que d'aucuns voulurent raviver, n'en est pas moins ignorée, perdue dans le maelström des affaires. Aux dernières nouvelles et alors que personne ne lui en a fait la demande, le président Macron renoncerait aux commémorations du 11 novembre. Qu'en est-il alors de la mémoire des 300 000 (peut-être plus) Alsaciens-Mosellans engagés dès 1914 dans les armées allemandes, décimés sur le front germano-russe ? La République (qui pourtant a voulu réintégrer leur Heimat dans son territoire) ne leur a rendu ni justice ni hommage (aujourd'hui moins que jamais, alors que nous attendions de ce centenaire le rétablissement d'une certaine vérité historique), et les monuments aux morts continuent de porter l'épitaphe indifférente : "A nos morts" (morts pour quelle patrie?)
La fresque romanesque (CAHIERS FRANçAIS ou la langue confisquée) leur rend hommage. (éditions Sutton, 2016, préface de M. Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin)

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Extrait:  " ...un certain Jaurès, pacifiste, fut assassiné le 31 juillet, tandis que le 1er août, un samedi, l’Allemagne déclara la guerre à la Russie. Anton, Ludwig et Jakob travaillaient quand, en milieu de matinée, il s’était fait un grand silence, non pas d’un seul coup, mais progressivement, comme la mer qui se retire et offre aux regards des promeneurs l’étendue de pierres et de varech cachés par les eaux. À la forge, les uns après les autres, les marteaux cessèrent de martyriser l’acier porté au rouge pour s’incliner dans un bruissement où seul subsistait la soufflerie du four en incandescence, tandis que les têtes se dressaient et se tournaient pour capter ces bribes de son portées par le vent. Das Sturmgeläut, das Sturmgeläut, soll jemand gestorben sein (c’est le tocsin, c’est le tocsin, quelqu’un doit être mort) ! Mais très vite, il apparut qu’aucun décès n’était à déplorer, du moins pas encore, car jamais le tocsin n’avait sonné aussi longtemps, d’interminables minutes, de son carillon qui perçait les murs de pierre et les murs de vent, léger et régulier pour ne pas effrayer, avec une douceur comparable, presque, à celle d’une main de mère posée sur l’épaule de son enfant endormi. À l’usine de chaussures, où les presses avaient renoncé à découper le cuir et les surjeteuses à en assembler les découpes, laissant s’installer sous la voûte du grand atelier un bruissement de fourmilière, et même à l’étude du notaire, toutes plumes suspendues, tout papier pétrifié dans son froissement, fenêtres ouvertes sur le carillon si proche, partout les têtes se dressaient et regardaient dans la même direction. Et le tocsin continuait de sonner, personne n’était mort et pourtant personne ne semblait pouvoir l’arrêter. Quand il sonnait ainsi, aussi longtemps, sans doute signifiait-il que la mort avait grande faim."

 

référence : Cahiers français ou la langue confisquée, éditions Sutton, 2016, disponible en librairies

 

19 octobre 2018

Glottophobie...

Harcelé par la presse, l'intrépide Jean-Luc Mélenchon perd pied et se moque de l'accent toulousain d'une journaliste... et déjà une députée LREM s'empresse de réclamer une loi contre la "glottophobie". Dans le "pays des libertés", fort curieusement, les susceptibilités augmentent proportionnellement avec les libertés et droits octroyés. Et, bientôt, les libertés seront assorties de tant d' interdictions que leur usage ne sera plus que théorique...

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07 octobre 2018

Les impensés de l'intelligence artificielle

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Dans moins de vingt ans, les technologies nécessaires à la circulation de voitures sans chauffeur seront maîtrisées, et peu à peu…, s’exclament les start-upers et autres jeunes gens, brillants au demeurant, ravis d’entrevoir un seuil technologique et de rêver aux béatitudes qu’il est censé nous ouvrir. Ailleurs, d’autres start-upers mettent au point des robots domestiques destinés à prêter main-forte (si je puis dire) lors de la corvée de l’aspirateur ou préparer une vinaigrette dans les règles de l’art. Leurs concepteurs ne tarissent pas d’exclamations sur les progrès accomplis ces quelques dernières décennies et leurs visages s’illuminent à l’évocation des avenirs radieux qui nous attendent, même s’ils confessent que leurs créatures ne possèdent pas une once de cette empathie qui permet aux enfants d’apprendre par le seul mimétisme !

            Le fait que, pour la plupart, les verbes qui sous-tendent ces discours soient conjugués au futur n’est pas le moindre des petits signes censés nous mettre la puce à l’oreille. Car, assurément, sauf à prendre les choses au premier degré et les vessies pour des lanternes, le saut technologique de l’I.A., l’intelligence artificielle, pose autant de questions qu’il n’ouvre de perspectives. 

            Les sociétés équipées de voitures sans chauffeur verront leur taux d’accident baisser de 80%, prétendent les start-upers. Si l’argument est sans doute irréfutable, il est bien maigre et, surtout, il laisse dans l’ombre, dans l’impensé, toute une série d’autres questions dont la persistance devient cruciale. Ainsi de la mobilité ! La première question est en effet celle de ce besoin de mobilité auquel on a tant sacrifié qu’il semble devenu consubstantiel à nos existences. Si, en effet, il est nécessaire, indispensable, vital, de tant nous déplacer en voiture, urbi et orbi, sept jours sur sept, alors oui, la voiture sans chauffeur répond… mais si le besoin n’était pas aussi indispensable ? Si l’organisation des cités, des territoires, des lieux de pouvoir et de délégation, si la partition des territoires en espaces locaux pourvus d’autonomie et susceptibles d’être parcourus à cheval (vous avez dit, cheval !), si les besoins résiduels de déplacement relevaient des seuls vélos et transports en commun, si…, alors les voitures sans chauffeur prendront place parmi les gadgets onéreux, inutiles, et illustreront le fait que, de tous temps, on aura cherché à suppléer à un défaut d’organisation par un surcroît de technologie. L’I.A. au secours de l’intelligence humaine, paresseuse, incapable de saisir une globalité que l’I.A. ne saisira pas plus, dans une fuite en avant sans fin, gourmande consommatrice de ressources… 

            Ces questions, nous aurions aimé les entendre dans la bouche des concepteurs ou, pour le moins, dans celles des mentors censés tracer le chemin, questionner le sens, mettre en garde contre les excès, les dangers, les emportements. Mais de ceux-là, nulle trace, ils n’ont plus voix au chapitre. L’avenir appartient à des jeunes gens dépourvus de guide et d’héritages, qui, en apprentis-sorciers, ouvrent les unes après les autres les boîtes de Pandore d’où s’échappent des calamités qu’ils combattront avec d’autres boîtes de Pandore, et ainsi de suite… Ainsi va le monde, à la fin une suprême I.A. cloturera le chapitre en prononçant un Requiem atonal :  "Ci-git l’espère humaine, dévorée par son hybris". 

 

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02 octobre 2018

St-Médard-de-Guizieres

Je serai présent à la manifestation AUTOUR DU LIVRE, le 13 octobre prochain

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27 septembre 2018

Rap, entre haine et complaisance

Un jeune rappeur, noir, publie une chanson dans laquelle il s'en prend aux Blancs en des termes d'une rare violence...

Ce qui est (très) choquant (édifiant ?) ce n'est tant le rap haineux que le silence (complaisant, lâche) des bienpensants qui préfèrent ne pas entendre ce qu'ils entendent (ne pas voir ce qu'ils voient).

La propension à déceler chez Zemmour des propos un peu... (c'est vrai qu'ils le sont parfois) n'a d'égale que la complaisance à ignorer ceux de certains rappeurs un peu... , ce qui, soit dit en passant, ne manque pas de condescendance à leur égard. Serions-nous dans une société civile régie par deux poids et deux mesures ?

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25 septembre 2018

Asymétrique réciprocité

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Les femmes mettent des petites robes, parce qu’il fait beau, qu’elles ont envie de laisser le soleil lécher leurs jambes, du moins celles qui les ont jolies, envie de récolter ces petits hommages, des regards, des attentions, parfois un mot gentil, qui leur prouvent qu’elles plaisent, qu’elles plaisent encore, que leur pouvoir de plaire est intact, et, si fantaisie leur prenait de l’exercer… Les hommes ne manquent pas de remarquer les femmes qui montrent leurs jambes, du moins celles qui les ont jolies. Oh comme la vie est mal faite, certaines femmes ont de jolies jambes, d’autres, non. Certaines femmes ne sont jamais regardées. La réciproque est vraie, aussi. Le regard de certains hommes plait aux femmes, le regard d’autres, non ! Aux femmes qu’ils en estiment dignes, les hommes accordent des regards, des attentions, ils s’effacent à leur passage, ils s’empressent d’offrir la meilleure place à table, ils disent parfois un mot gentil. La vie est mal faite, certains hommes savent que leurs attentions seront reçues avec bienveillance, ceux-là ne s’offusquent pas d’un refus. Mais d’autres qui ont le malheur d’insister, les sots, ils ne voient pas que leur seule présence indispose ! En revanche, les femmes qu’attentions et sollicitations flattent acceptent de prendre un verre, en tout honneur, elles prêtent une attention parfois feinte mais soutenue, elles remettent leur numéro de téléphone, au cas où. Elles ne draguent pas, est-ce de leur faute s’il fait beau, qu’elles ont de jolies jambes et que le soleil invite à mettre une petite robe ? Ce sont les hommes qui draguent, ils ne peuvent pas s’en empêcher. Dans la partie de poker qui se joue, les hommes abattent leur carte en premier, les femmes se contentent de prendre place à table et de surenchérir. En quoi sont-elles responsables de la propension des hommes à abattre des cartes ? Et si des cartes sont abattues avec trop d’insistance, elles en appellent à la jurisprudence du harcèlement. Ces quelques nuances mises à part (ainsi que la nécessité, désormais, de mettre tous les verbes à l’imparfait), la réciprocité est respectée. 

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24 septembre 2018

carnet de voyage_2009_Le Belem à Bordeaux

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22 septembre 2018

carnet de voyage-Cadaujac-Chateau Bardins-2009

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21 septembre 2018

Voir ce que l'on voit...

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… n’est pas aussi simple qu’il y parait. Il faut avoir vu ce qu’on ne voit plus. Il faut se rappeler des choses du passé soi-disant visibles mais qui n’ont pas eu d’existence. Cela suppose de la mémoire, une mémoire d’éléphant et un brin de caractère qui confine à la mauvaise humeur. Cela suppose ne pas prendre les choses pour argent comptant, ni la communication de BFMTV pour une chronique des temps. Cela suppose la présence, dans la cité, d’anciens, de vénérables, chargés de garder cette mémoire et de la transmettre. A contrario, l’enjeu prochain de la manipulation des masses consiste à effacer des mémoires ce qui n’aurait pas dû être vu et y installer des séquences qui sont sans réalité mais que l’on (qui ?) aurait aimé qu’elles fussent vues. La rigueur de Péguy et les visions de Philippe K. Dick (Total recall…) nous sauveront-elles du désastre ? 

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